Suspendue à 5,25 mètres au-dessus d’un toit visible
à partir des fenêtres d’Artexte, l'installation,
munie de capteurs fixés à la trame aérienne,
détectait les variations de luminosité, de température,
de vélocité du vent, de même que les mouvements
et pressions exercés par les performeurs.
De plus, la conversation truffée « d'amour, d’anecdotes
et de théories » ayant cours entre Doyon et Demers, alors
qu’ils étaient installés sur cette même
trame de 12 h à 17 h, chaque jour, était diffusée
en temps réel par voies audio et vidéo à l’intérieur
des locaux d’Artexte.
Durant l’événement performatif, les données
environnementales recueillies étaient traduites en temps réel
en informations tirées de certains champs de la base de données
bibliographiques d’Artexte. Ainsi, cinq chaînes d'informations
étaient constituées selon un principe d’équivalence
aléatoire : les données numériques correspondant
à l’intensité lumineuse servaient à produire
la chaîne de mots tirée du champ « Sujet »
de la base de données, celles de température correspondaient
au champ « Code géographique », la vélocité
du vent au champ « Artiste », etc.Ces résultats
des variations, appliqués à de l'information relative
à une communauté d'artistes majoritairement canadiens,
étaient accessibles en ligne.
En outre, un message courriel, contenant une sélection d’informations
que les variations climatiques et les mouvements de Doyon/Demers déterminaient
à ce moment précis, était acheminé sur
l'un des cinq continents, automatiquement toutes les 20 secondes.